Zoom sur le Label Relance

L’Afer soutient le Label Relance.
En partenariat avec BNP Paribas AM, Aviva Investors France et Rothschild & Co AM,  découvrez un espace dédié pour mieux comprendre le financement des PME et ETI et les enjeux du Label Relance

Le Label Relance pour soutenir les PME/ETI

Depuis 2015, l’Afer s’est pleinement mobilisée dans le soutien aux Petites et Moyennes Entreprises. En toute logique, l’Association s’est engagée en octobre 2020 à soutenir le Label Relance lancé par le Ministère de l’Economie.


En signant l’Accord de Place, l’Afer prend une part active à des actions de pédagogie, pour expliquer aux épargnants comment participer pleinement au financement des PME françaises et présenter les perspectives d’investissement dans les small caps, mid caps et en Private Equity.

  • Cet espace est pensé en deux parties :
    sur cet onglet, vous retrouverez toutes les informations pratiques pour comprendre comment sont structurées les PME/TPE.
    Sur l’onglet  » Comprendre le financement des PME/ETI », vous retrouverez l’analyse de  nos gérants partenaires avec des témoignages de BNP Paribas AM, Aviva Investors France et Rothschild & Co AM.

L'analyse de Jack Lequertier

Le label Relance a été créé pour mobiliser rapidement des ressources nouvelles pour soutenir les fonds propres ou quasi fonds propres des entreprises françaises et notamment les PME .
L’Afer soutient cette initiative du Ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance

Dans ce cadre, l’Afer s’est engagée :

  • à faire du label un outil d’éducation financière
  • dans le respect du devoir de conseil
  • à assurer la promotion du label auprès de ses adhérents

1. Les Mid et Small Cap en France

Il convient de rappeler quelques définitions. Sont considérées comme TPE, PME et ETI, les sociétés :

  • occupant moins de 5000 personnes
  • qui ont un chiffre d’affaire annuel n’excédant pas 1,5 milliards d’euros
  • ou un total de bilan de moins de 2 milliards
  • et, s’agissant d’une entreprise cotée en bourse, une capitalisation boursière inférieure à 2 milliards.

 Quel Univers, quel couple « risque et rendement » de cette classe d’actifs ?

Deux indices en France comprennent l’univers des indices des petites et moyennes capitalisations françaises.

  • L’indice CAC Small 90 qui renferment les 90 valeurs pour une capitalisation boursière à ce jour de 26 milliards d’euros (fin mars 2021). Le taux du dividende (dividende yield) est de 1,05% .
  • L’indice CAC Mid 100 a un univers de 100 valeurs moyennes pour une capitalisation de 120 milliards et un taux de dividende de 1,55%.
    Un indice composite « Mid et Small »  regroupe ces 190 valeurs  pour une capitalisation boursière de 146 milliards et un taux de dividende de 1,47%.
    A titre de comparaison, l’indice CAC 40 a une capitalisation boursière de 1380 milliards et un taux de dividende de 1,81% à ce jour.

Il est donc à noter que ce qui différencie les petites et grandes valeurs en première approche est notamment le taux de distribution des dividendes et leur montant (près de deux fois moins pour les petites valeurs) .
Mais cela s’explique bien sûr par le fait que les petites et moyennes valeurs sont des valeurs de croissance et que le taux de rétention du résultat net est là pour financer cette croissance.

Mais il n’est pas besoin de rappeler que, dans le cas des petites et moyennes valeurs, les intérêts des investisseurs sont fondamentalement alignés sur ceux des dirigeants fondateurs. Le dirigeant entrepreneur étant lui même un actionnaire important.
L’agilité du dirigeant-entrepreneur, comme son attachement au devenir de son entreprise et de ses salariés, sont les moteurs de la création de valeur pour l’ensemble des parties prenantes.
De plus, outre la valorisation estimée par le PER (Price Earning ratio) qui est le rapport entre le bénéfice par action et le cours de bourse, le risque de liquidité ou d’illiquidité est bien entendu plus prégnant sur les petites et moyennes valeurs.

Pour rappel les critères de liquidité d’un titre coté sont au nombre de 3 :

  • Le pourcentage du flottant, souvent plus faible pour les petites et moyennes valeurs
  • L’écart de cotation entre l’offre et la demande, souvent plus grand sur les petites et moyennes valeurs
  • Le nombre de jours de transactions sur une année boursière, souvent moins nombreux sur les petites et moyennes valeurs.

De plus, s’agissant de petites valeurs, la volatilité des cours est sensiblement plus forte.
Ces risques (plus grande illiquidité, taux de rétention des dividendes plus important et volatilité des cours plus élevées) sont-ils rémunérés par un surplus de performances du cours boursier ?
La réponse est oui sur très longue période, de 8 ans et plus.

Les graphiques ci-dessous comparent la performance des petites et moyennes valeurs, au travers de l’indice des 190 petites et moyennes valeurs, à celle du CAC 40. Depuis la création de l’indice MS 190 en 2002, le différentiel de performance annualisée est de plus de 4% en faveur des « Mid et Small CAP ».
En revanche sur 5 ans et moins, les petites et moyennes valeurs ne dégagent pas des performances plus élevées que celles des grandes valeurs ex post. Ce qui, pondéré des risques, ne les placent pas sur la frontière d’efficience (rendement égal ou plus faible pour un degré de risque plus fort).

Cliquez sur le diaporama pour voir l’évolution des performances de l’indice MS 190.

Performances depuis création : MS 190 /CAC 40

Image 1 parmi 6

Source : Bloomberg Sur 8 et 10 ans l’écart reste significatif de l’ordre de 2%

2. Quelles conclusions tirer de ces observations ?

 Dans le respect du devoir de conseil et tout en rappelant que :

  • Tout investissement sur un support en unités de compte comporte un risque de perte en capital
  • les performances passées ne préjugent pas des performances futures
  • les performances ne sont pas constantes dans le temps et qu’elles dépendent :
  • du moment du cycle boursier et du régime monétaire
  • du niveau des taux longs
  • et de la politique de croissance externe des grandes entreprises (ce que les financiers appellent le « LBO Doom »)

On peut cependant en tirer au moins 3 conclusions ou conseils pour l’épargnant :

  • N’investir dans ces valeurs que si son horizon d’investissement ou son projet est de long terme (au moins 8 ans et plus).
  • Avoir bien appréhendé le risque des petites et moyennes valeurs et accepter d’abord un dividende réduit, en contrepartie d’une possibilité de valorisation du cours de bourse à long terme
  • Pour investir un portefeuille de petites et moyennes valeurs, en ayant conscience des risques intrinsèques attachés à ces valeurs, la gestion active au travers d’un fonds diversifié géré par un professionnel semble être la meilleure solution.

Que vous soyez un adepte de la diversification de portefeuille type Markowitz (portefeuille réparti sur l’ensemble de la  frontière efficiente qui va de l’actif sans risque à l’actif le plus risqué, dans une proportion qui dépend de votre propre aversion ou appétence au risque) ou du portefeuille de Taleb (portefeuille « antifragile » qui comprend entre 85% à 90% d’actifs sans risques et 10% à 15% d’actifs très risqués), il vous faut absolument consulter au préalable les prospectus, les documents d’information clés pour l’investisseur (DICI) et notamment les SRRI (Synthetic Risk Reward Indicator)*.

Un fonds de petites et moyennes valeurs aura un rapport risque/rendement de 6 ou de 7 (sur une échelle allant de 1 à 7) selon l’indicateur synthétique de risque et de performance (SRRI), soit une volatilité comprise entre 15% et 25%, voire plus si le régime de volatilité des marchés change en cas de stress, compte tenu du risque d’illiquidité attaché à ces valeurs.
*le tableau des SRRI

Niveau de risqueVolatilité
1Volatilité inférieure à 0,5%
2Volatilité de 0,5% à moins de 2%
3Volatilité de 2% à moins de 5%
4Volatilité de 5% à moins de 10%
5Volatilité de 10% à moins de 15%
6Volatilité de 15% à moins de 25%
7Volatilité de 25% ou plus

Votre conseiller Afer, intermédiaire d’assurance, est là pour vous délivrer le bon conseil et vous accompagner en tant que professionnel des marchés et de la gestion patrimoniale, en tenant compte de votre profil d’épargnant et de vos objectifs, synthétisés dans votre recueil des exigences et des besoins (REB).

N’hésitez pas le contacter.
Quant à l’Afer, elle veille pour cela à votre parfaite information sur son site institutionnel.

3. la promotion du Label Relance

ll faut que nous fassions le maximum pour les PME. Elles créent des emplois, elles sont partout sur le territoire. Ce sont elles qui font reussir la France.
Bruno Le Maire in « L’ange et la bête »  | Editions Gallimard 2021

 

L’Afer, en tant que signataire de la Charte du Label Relance, a demandé immédiatement à son partenaire assureur de lui communiquer la liste des fonds éligibles au Label Relance.
Nous serons heureux de vous communiquer dans un proche avenir le nom de ces fonds éligibles, qu’ils soient déjà présents au sein du Fonds Garanti en euros Afer ou directement accessibles en tant que support en unités de compte.

Soyez également certain que l’Association veillera à ce que ces fonds soient au service de la croissance et de l’emploi, tout en délivrant la meilleure performance possible compte tenu de la haute qualité de leurs gérants, à qui nous accordons toute notre confiance, sous la haute vigilance du Comité Paritaire et statutaire de Surveillance de la Gestion des Fonds Afer.

Label Relance | AFER

Jack Lequertier
Membre du CSGF Afer
4_J_Lequertier

 

Achevé de rédiger le 29 mars 2021

Qu'est-ce que le Label Relance

1. Le Label Relance a pour ambition de soutenir l’économie française

Pour relancer l’économie à la suite de la crise sanitaire, le gouvernement a lancé un dispositif inédit de 100 milliards d’euros intitulé France Relance.
C’est dans ce contexte que le ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance a créé un label spécifique : le Label Relance.
Lancé le 19 octobre 2020, il a pour ambition d’orienter l’épargne des français vers des placements qui contribuent au financement des entreprises françaises, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME) et les entreprises de taille intermédiaire (ETI). A terme, le Label Relance devrait générer entre 10 et 20 milliards d’euros de quasi-fonds propres.

2. Le label Relance permet aux épargnants de donner du sens à leur épargne

Avec ce label, les épargnants peuvent désormais facilement identifier les placements collectifs qui répondent au besoin de financement des entreprises françaises, cotées ou non. En effet, chaque fonds labellisé doit investir au minimum 30 % de de son actif dans des entreprises dont le siège social est en France et au moins 10% de son actif dans des PME/ETI.
En choisissant un fonds du Label Relance, chaque épargnant à l’opportunité de participer pleinement à la reprise économique.

3. Le Label Relance est activement soutenu par les associations d’épargnants et les associations financières

L’Afer fait partie des 8 signataires de l’Accord de Place pour la création du Label Relance, qui s’inscrit dans la droite lignée de son engagement en faveur des PME et de l’emploi. L’Association participera au comité de suivi du Label Relance et prendra une part active aux actions de pédagogie qui y sont associées.

4. Le Label relance s’enrichit régulièrement de nouveaux fonds labellisés

Au 15 décembre 2020, plus de 100 fonds étaient déjà labellisés. La liste actualisée est disponible sur le site du ministère de l’Économie, des Finances et de la Relance.
Le label est attribué pour une durée de 4 ans et peut être octroyé jusqu’au 31 décembre 2022.
Chaque fonds labellisé doit investir au moins 30% de son actif dans des entreprises dont le siège social est en France  et au moins 10% de son actif dans des PME/ETI françaises.

5. Les fonds labellisés sont soumis à une Charte et des normes ESG

Chaque fonds labellisé doit se conformer aux critères définis dans la Charte du Label Relance, qui implique notamment certaines règles d’investissement et l’élaboration d’un reporting semestriel. Dans cet esprit, les fonds labellisés doivent indiquer le nombre d’entreprises françaises financées et le nombre d’emplois associés, notamment pour les ETI et PME.
Enfin, l’obtention de ce label nécessite également de respecter les normes ESG (environnementales, sociales et de gouvernance).
La Direction du trésor veille à la bonne application de la Charte.

Télécharger la Charte du Label

Les PME et ETI dans le paysage économique

L'émergence des PME

Si dès 1944 une confédération syndicale des TPE/PME française est créée sous l’intitulé CGPME, la création des Petites et Moyennes Entreprises (PME) se développe particulièrement au seuil des années 70, en particulier avec la mise en place de politiques publiques pour dynamiser la création d’entreprises.
Au tournant des années 1990 et 2000, de nombreuses PME viennent nourrir le tissu économique français pour renforcer la compétitivité internationale et la politique d’innovation.
(source :  Revue internationale PME, volume 21)

 

La Loi de Modernisation de l’Economie

Les différentes catégories d’entreprises ont été structurées dès 2018, par la Loi de Modernisation de l’Economie (LME).
En 2008 avec l’article 51 de la loi n° 2008-776, un classement des entreprises en 4 catégories distinctes est élaboré.
Pour faciliter l’analyse statistique et économique, le décret n° 2008-1354 du 18 décembre 2008 précise les critères qui déterminent la catégorie d’une entreprise, notamment en fonction du nombre de ses salariés et de son chiffre d’affaire : microentreprise, PME, ETI ou grande entreprise.
D’ailleurs, plus récemment avec l’article 47 de la loi N°2019-486, une nouvelle catégorie d’entreprise a été définie : les moyennes entreprises.

Les différences entre PME et ETI

  • Qu’est-ce qu’une PME ?
    Le Larousse définit le sigle Petites et Moyennes Entreprises – PME comme « une entreprise employant entre 20 et 250 salariés, dans laquelle le chef d’entreprise assume personnellement et directement les responsabilités financières, techniques, sociales et morales de l’entreprise, quelle que soit la forme juridique de celle-ci. »
    L’INSEE affine cette définition par des critères économiques : le chiffre d’affaire annuel ne doit pas excéder 50 millions ou un total de bilan n’excédant pas 43 millions.
    L’INSEE dénombrait en 2018 près de 3,9 millions de PME en France, qui emploient 6,3 millions de salariés(1) soit près de la moitié des 14 millions d’actifs en France.
    A fin décembre 2019, toujours selon l’INSEE, les encours de crédits mobilisés accordés aux PME étaient de 436,7 milliards d’euros. Les TPE et PME produisent 1/3 du chiffre d’affaire total des entreprises françaises.

 

  • Qu’est-ce qu’une une ETI ?
    L’INSEE caractérise les Entreprises de Taille Intermédiaire  – ETI comme des entreprises qui comptent un bilan inférieur à 2 milliards d’euros et dont le nombre de salariés oscille entre 250 et 4999.
    D’un point de vue comptable, le critère financier détermine un chiffre d’affaire compris entre 50 millions et 1500 millions d’euros et un total de bilan compris entre 43 et 2 000 millions d’euros.
    Le Larousse complète cette définition en précisant qu’une ETI se situe entre une PME et une grande entreprise.
    En 2018 l’INSEE comptabilisait en France 5400 ETI, qui emploient 3 millions de salariés. (2)

(1)source Les entreprises en France, édition 2020 – Insee Référence
(2) source Insee références, éditions 2020 – Fiches – Structure du système productif

La vidéo de BPI France

Pour aller plus loin :

Découvrez l'analyse de nos gérants d'actifs partenaires

La vision d'Aviva Investors France, par Frédérique Nakache

Les petites valeurs d’aujourd’hui peuvent devenir les grandes valeurs de demain car elles bénéficient souvent d’une plus forte croissance.

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L'analyse de Florian Castel, gérant équipe PME de BNP Paribas AM

Sur le long terme, les petites capitalisations offrent des rendements supérieurs à ceux des grandes capitalisations.

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L'analyse de Marc Terras, Rothschild &Co AM

Dans le cadre du Private Equity, le financement de PME et ETI est un axe que nous privilégions. Ces financements peuvent intervenir lors de la phase de création ou au début de l’activité de l’entreprise.

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